Concrètement qu’est ce que la mobilité m’a apporté ?
En partant 5 mois à l’autre bout du monde, vous vous imaginez bien qu’on apprend des choses, qu’on change et qu’on développe certaines compétences.
L’indépendance :
Partir en mobilité ça a été pour moi, avant tout, devenir complètement indépendante.
Et cela commence bien avant le départ puisque la préparation est aussi un périple en soi. Rapidement j’ai su prendre en charge les démarches, faire le visa, comparer les assurances, faire mon inscription, chercher un forfait mobile, monter à l’ambassade à Paris, etc.
Débute ensuite la vraie aventure, et rapidement j’ai été surpris de voir avec quelle aisance cette émancipation prenait forme. A l’autre bout du monde, loin de mes repères, et de mes proches j’ai su me créer une routine, un rythme, organiser mon temps, mon travail et mon logement. Et plus que ça, j’ai su sortir de ma zone de confort puisque j’ai fait la rencontre de beaucoup d’autres étudiants et j’ai énormément voyagé seule.
Alors que beaucoup d’enseignants ou d’anciens étudiants d’échange nous avaient prévenu, je n’ai jamais ressenti cette période de “down” au cours de la mobilité, ce sentiment de manque ou l’envie de rentrer en France.
La confiance :
De cette indépendance résulte naturellement une prise de confiance.
Prendre conscience de ce que l’on est capable de réaliser et d’organiser seul est un facteur de confiance en soi. Je sais dorénavant que je suis capable de vivre seule, de faire des rencontres, de m’adapter à un environnement inconnu, de communiquer très aisément en anglais et cela sans aucune aide extérieure.
Je ne ressens désormais aucune appréhension concernant un voyage, ou un déménagement, seule, dans une ville inconnue; j’ai assez confiance en moi pour savoir que peu importe les difficultés, je suis en mesure de réussir, de m’adapter, de trouver des solutions.
L’adaptation :
Très rapidement, l’émerveillement à dû faire place à l’adaptation, les cours commencent vite, et le temps passe très vite, il faut savoir s’adapter, se familiariser avec ce nouvel endroit.
J’ai su m’adapter aux méthodes de travail qui diffèrent complètement de ce à quoi je m’étais habitué, à la vie en colocation avec trois étudiantes qui vivaient déjà ensemble depuis un semestre, à la météo (très capricieuses en Oklahoma), à la langue et aux expressions courantes que l’on n’apprend pas obligatoirement en cours. Bref à tous les aspects de cette nouvelle vie. Et j’ai été surprise de voir à quel point, face à une situation “d’urgence”, mise au pied du mur, j’ai su maîtriser et apprécier ces changements.
Développer des relations :
Cette aventure aura surtout été une aventure humaine. Vivre en colocation était idéal pour rencontrer d’autres étudiants, découvrir d’autres cultures et profiter au maximum du séjour. Dès ma première soirée à l’université, j’ai eu l’occasion de rencontrer des dizaines d’étudiants, d’échanger sur nos études, leurs expériences depuis leur arrivée, leur pays d’origine, leurs voyages, etc.
Sur la résidence et dans l’université en général existait une réelle communauté, j’ai donc dû développer ma capacité à socialiser avec des inconnus, qui plus est dans une langue étrangère, puis par la suite faire évoluer et entretenir ces relations.
Le plus challengeant à été de devoir m’intégrer au sein du groupe que formaient mes colocataires, m’affirmer, apprendre à les connaître, et à connaître leurs amis, ce qui fut en définitive indispensable pour vivre cette expérience dans sa totalité et créer des souvenirs précieux.

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