Il ne faut pas l’oublier, la raison principale de ma présence aux Etats Unis ce sont les études, alors parlons-en.
Il faut savoir que l’université aux Etats Unis est assez différente du système français. Premièrement on peut choisir ses cours, de A à Z. Avant le semestre on a accès à un catalogue en ligne pour faire nos choix, et bien sûr ça doit rester cohérent avec notre filière et notre niveau d’étude mais il y existe quand même énormément d’options.
Ces cours étant “à la carte”, pour chaque classe on se retrouve donc avec différents élèves, contrairement en France ou la même classe se suit plus ou moins sur l’ensemble de la semaine puisque tout le monde à un tronc commun. Deux étudiants avec la même majeure ont donc au final des diplômes complétements différents. Cependant ça reste très intéressant de pouvoir choisir des cours directement en lien avec son projet professionnel. Encore faut-il avoir un projet précis, si ce n’est pas le cas, j’imagine que le système français est plus enclin à la découverte et ouvre plus d’opportunité.
Pour ma part, j’ai fait le choix de sélectionner plus de cours que besoin, pour pouvoir en annuler certains une fois la première semaine passée et pour être sûr de faire les bons choix pour la suite du semestre.
J’ai donc maintenant 4 cours différents ce qui équivaut à environ 10h par semaine:
- Writing for the media. Principalement de la grammaire et de la syntaxe en anglais pour maitriser l’écriture journalistique.
- Advertising Design. Du graphisme axée sur la création publicitaire.
- Advertising Storytelling. De la conception-rédaction de campagne publicitaire.
- Graphic Design. Du graphisme axée sur le branding, la création d’une marque.
Je suis d’accord avec vous, c’est très peu, mais là encore c’est différent puisque 50% du travail se fait en dehors des cours. En bref, après chaque cours on a généralement des “assignments” (devoirs notés) à rendre pour la prochaine fois. Pas d’affolement, la charge de travail reste très gérable, même pour une étudiante comme moi qui a toujours pris l’habitude de favoriser et focaliser mes efforts sur les heures de classe plutôt qu’en dehors.
Au début du semestre, chaque professeur partage un syllabus sur son cours qui contient toutes les informations pratiques: ses coordonnées, les objectifs d’apprentissage, le lien pour les réunions teams (à disposition pour chaque classe si besoin), l’emploi du temps, les deadlines pour l’ensemble du semestre, mais surtout le matériel nécessaire. Dans beaucoup de cas il faut se procurer des livres (et plus rarement des télécommandes pour répondre aux quiz). Ces fournitures sont assez essentielles, il faut donc s’assurer de les recevoir rapidement, et les commander dès que le choix des cours est fixé, au risque de prendre du retard sur les assignment dès les premières semaines. Tous les livres peuvent être achetés sur Amazon et livrés à votre résidence mais vous pouvez aussi les acheter en E-Book, tout dépend de votre professeur.
Trois de mes cours se déroulent dans la même pièce : une grande salle informatique, équipée d’ordinateurs Mac et de 3 télés pour suivre les diapositives du professeur. Writing for the media, lui, se déroule dans une classe plus petite où notre petit groupe de 15 élèves est installé en forme de U face à la professeur.
Pour ce qui est des autres cours, je sais que certains étudiants sont dans des amphithéâtres ou des auditoriums aux allures de salles de cinéma.
Concernant les examens; ça varie beaucoup; en plus des devoirs notés hebdomadaires, certains ont des “midterms” et “finals” qui sont ni plus ni moins que des partiels. Pour ma part, tous mes cours sont en contrôle continu, j’ai donc régulièrement des quiz ou des projets à rendre mais il faut garder en tête que le niveau reste très accessible et que les notes valorisent plus l’implication et le travail fourni que la qualité du contenu en général. Il est donc très facile d’obtenir des A (correspondant à une note de 90 à 100%), ce qui est assez rare en France.
Pédagogiquement on peut noter des différences assez fortes avec le système d’enseignement français. Cependant il faut garder en tête que l’université aux Etats Unis coûte extrêmement cher, ce qui, à mon sens explique l’implication et la qualité d’enseignement offerte par les enseignants.
- Ici, la relation professeur-élève est très décontractée, l’enseignant n’hésite pas à partager des détails de sa journée, à faire de l’humour ou encore à donner des anecdotes personnelles, que ce soit en lien ou non avec le contenu du cours d’ailleurs. Pour une étudiante française habitué au « cordialement » et au « Monsieur, Madame », cette (pas si petite) différence fait de chaque écriture de mail un vrai challenge.
- Moins accès sur la pédagogie, mais toujours en lien avec les différences culturelles, il faut savoir que ce n’est pas un mythes; les tenues des élèves (et des américains en général) sont aussi beaucoup plus décontractés. Alors que l’université n’impose pas d’uniforme tout le monde semble s’être mis d’accord sur la tenue type à porter : un jogging, une doudoune ou un sweat, des baskets (ou des crocs) sans oublier son sac a dos et sa gourde d’eau.
- Dans plusieurs classes j’ai pu remarquer que le niveau ou la qualité du travail n’était pas le critère premier de notation. Souvent compléter un devoir suffit pour obtenir l’ensemble des points, peu importe le résultat. C’est assez surprenant au début et on imagine que la plupart des élèves font donc le strict minimum mais pour autant (et je ne peut parler que pour moi même) ça ne semble pas s’être appliqué sur ma façon de travailler.
- Alors qu’en France la note final est souvent le seul retour que l’on a concernant nos devoirs universitaires, j’ai remarqué qu’ici chaque professeur prend un grand soin a partager des feedback ou corrections assez détaillés pour chaque rendu. Dans un de mes cours la notation est basé sur la progression que l’on fait après avoir reçu des conseils et commentaires de la part de l’enseignant.
De manière générale, vous l’aurez compris, les locaux sont très agréables, tout semble neuf, et pour étudier l’université met à disposition de nombreuses salles ou salons, des terrasses extérieures, sans oublier l’impressionnante bibliothèque (assez différent de l’UCA et de la BU).
Sur le campus, il existe aussi énormément d’espaces extérieurs, de salles communes ou de coffee shop pour étudier, mais la vie à OU sera le sujet du prochain chapitre.

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